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Vos enfants sont-ils nomophobes ?

La nomophobie est une maladie liée à la peur excessive d’être séparé de son téléphone mobile. NO MObile-phone PHOBIA. Un sujet qui préoccupe beaucoup les parents qui n’étaient cependant malheureusement pas nombreux à la conférence donnée le 12 mars par Dr. Sami Richa (psychiatre) à l’initiative de la direction du collège du GLFL.

 

Quelques chiffres :

-Nous consultons nos portables en moyenne 221 fois par jour.

-Un adulte  passe 5h07 min par jour sur un écran (tablette ou portable) et un enfant 4h11min!

Ce fléau concerne la majorité de nos enfants…

Il existe aux Etats-Unis un centre de désintoxication en pleine forêt pour réapprendre à l’enfant à vivre sans portable ni écran

Risques d’une surdose d’écrans et d’internet :

-impact sur les résultats scolaires

-appauvrissement de la mémoire

-trouble du sommeil, fatigue

-négligence des activités habituelles

-sortie du système scolaire

-difficulté à regarder les gens dans les yeux

-difficulté à s’intégrer en société, isolement social

 

Quelques conseils:

L’important n’est pas seulement la quantité d’heures passées devant l’écran mais surtout la relation que l’enfant crée avec son écran car pour certains cela devient une addiction.

-Rien ne remplace les échanges familiaux directs autour de l’écran.

-Il est déconseillé d’aller voir en cachette ce que l’enfant fait, cela peut créer plus de problèmes que cela n’en résoud.

-Il est préférable de :

Construire une relation de confiance et savoir la préserver.

-Chercher à comprendre pourquoi son enfant passe autant de temps devant son écran. Timidité excessive ? Volonté d’éviter la société ?

-Essayer de comprendre ce que nos enfants font sur leurs écrans sans les critiquer automatiquement.

-S’intéresser à ce que les enfants font.

-Prendre 5 minutes pour discuter des Whatsapp

-Ne pas tout rejeter en bloc. Parfois il y a des choses très intéressantes. Du  moment que le parent s’intéresse à ce que son enfant fait, il pourra dire « non » et exercer une autorité parentale.

Les réseaux sociaux :

-Beaucoup d’adolescents les utilisent comme un espace d’expérimentation et d’innovation qui leur permet de se familiariser avec les espaces numériques et d’explorer le monde des humains.

-ils y tissent des liens et restent en contact.

Il faut juste savoir limiter le temps que nous y passons….

 


Dans une deuxième partie de la soirée, Docteur Ronald Moussa (neurochirurgien) 

et Docteur Carine Abou Khaled (neurologue) nous ont présenté l’association Epsilon fondée en 2004. Un de ses objectifs est de sensibiliser le public sur l’épilepsie afin que cette maladie ne soit plus taboue et ne fasse plus peur.

1 personne sur 26 développe cette maladie dans sa vie. Bénigne, l’épilepsie est compatible avec une vie normale.

Epsilon oeuvre à apporter un support médical et social aux épileptiques et à leurs familles, et défend leur droit à une meilleure qualité de vie.

Les téléphones portables au collège ?

Nous aimerions réfléchir avec vous sur l’utilité des portables au collège. Sont-ils réellement nécessaires ? Certes votre enfant peut avoir besoin de téléphoner après les cours pour une question pratique. Mais dans la journée, a-t-il vraiment besoin de son portable ? Savez-vous l’usage que beaucoup en font ? Les risques et les dangers nous paraissent nombreux.

  • L’école est pour nous un lieu où doit se construire le lien social. Par les rencontres, les échanges réels et par les jeux, la cour de récréation doit permettre à nos enfants d’apprendre à vivre ensemble, à se connaître, à se comprendre, à se détendre. Devant son téléphone, captivé par son écran, l’enfant risque peu à peu de se replier sur lui-même, de perdre le contact réel avec ses camarades et s’isoler. Certains peuvent aussi exercer des pressions sur leurs camarades (photos indélicates, railleries qui circulent sur what’s up…), voir du harcèlement … Où est le rôle social de l’école quand les téléphones s’imposent dans la cour ?
  • L’usage d’internet doit pouvoir être contrôlé pour ne pas exposer nos enfants aux images d’extrême violence ou pornographiques si facile d’accès sur le net. Au collège, l’utilisation des ordinateurs est contrôlée, cependant ce contrôle ne peut s’étendre sur les connexions faites via les portables des élèves qui n’hésitent pas parfois à consulter des images violentes ou pornographiques, se les partageant, les commentant. Nous devons, avec l’aide de l’établissement, pouvoir protéger nos enfants de ces formes d’agressions dont les conséquences peuvent être désastreuses, l’exemple récent du Lycée Montaigne à Paris doit nous faire réfléchir*.
  • L’exposition excessive aux écrans est dangereuse, en particulier pour les enfants, elle peut être la cause de nombreux troubles pour la santé (anxiété, troubles du sommeil, difficulté dans l’apprentissage …). A l’école, nos enfants peuvent consacrer toutes les heures de récréation à leur téléphone ou autre tablette, prenant ainsi le risque de devenir progressivement dépendants.1

Nos enfants passent plus que la moitie de leur temps à l’école, qui doit rester un lieu de socialisation , de dialogue et d’apprentissage.

Nous avons tous le devoir de protéger les enfants des images violentes et pornographiques ainsi que du harcèlement. Ce travail qui commence à la maison doit continuer à l’école.

Alors, à vous tous qui voulez le meilleur pour vos enfants, vous les premiers responsables de leur éducation, prenez le temps de réfléchir.

Le Comité des parents aimerait connaitre votre avis quant à l’interdiction  de l’utilisation des portables lors des recréations au collège.

Par email (cdp.glfl@gmail.com) ou en mettant un commentaire sur cet article, donnez-nous votre avis et vos témoignages. Diffusez largement cet article. Nous avons besoin de vous pour sensibiliser le plus de parents possible. Votre avis est indispensable.

Quelques chiffres à connaître [France]

  •  Les 12 – 17 ans passent en moyenne 4h30 chaque jour devant un écran (Cahier Science et Médecine du Monde du 29/10/2014)
  • 1/3 des consommateurs de sites pornographiques sont des adolescents dont les ¾ ont moins de 12 ans. En classe de CM2, la moitié des élèves ont déjà visionné des films ou des images pornographiques (Etude de l’Association Française de Promotion de la Santé dans l’Environnement Scolaire et Universitaire, 2010)

Pour aller plus loin
Cahier Science et Médecine du Monde du 29 octobre 2014 : « Les écrans, enjeu sanitaire »
http://www.dailymotion.com/video/x2qaass_images-pornographiques-une-grande-hypocrisie_news

*Des collégiens de 10 à 11 ans viennent de passer en conseil de discipline s’étant livrés à des attouchements sur des filles de leur classe pendant plusieurs mois après avoir regardé des vidéos pornographiques pendant la récréation. (cf La presse française de la semaine du 15 mai 2015). « Ces débordements ne sont pas des problèmes isolés » commente Valérie Marty, présidente de la Fédération des Parents d’élèves de l’Enseignement Public.